Déambulation et rencontres – 13 septembre 2026 à La Soulane
14h > 17h – Entrée libre
17h à 18h > Le bar de La Cantoche sera ouvert durant un temps d’échange informel avec les trois artistes invité·e·s
Déambulation ponctuée de gestes et de danses inscrits dans les paysages et les espaces naturels autour de La Soulane. Il s’agit ici de découvrir des travaux en cours menés par des artistes qui auront passé une semaine de résidence à La Soulane.
LE GESTE MANQUANT – Annaëlle Toussaère
Le projet d’Annaëlle explore le « manque » dans la transmission des gestes agricoles face à l’exode rural et à la mécanisation du métier. La chorégraphe, issue d’une famille d’agriculteurs, cherche à remettre en circulation ces gestes à travers une approche chorégraphique et poétique, mêlant archives personnelles, témoignages et parole adressée aux spectateurs.
Annaëlle vient de terminer une thèse et une pièce Brasier, présentée à Rennes en mars 2026. Lors de ce temps de résidence à La Soulane elle mettra en ordre ses premiers collectages et nous partagera son état d’esprit avant de se lancer dans cette nouvelle création.
GASHERBRUM – Julien Monty
Le projet Gasherbrum est une exploration artistique liant l’alpinisme et la danse contemporaine.
Il prend pour point de départ le documentaire de Werner Herzog, Gasherbrum, la montagne lumineuse, relatant l’ascension des sommets Gasherbrum I et II par les alpinistes Reinhold Messner et Hans Kammerlander.
Les interprètes chercheront à traduire physiquement les enjeux de cette expédition — gravité, danger, vide et engagement inconditionnel — à travers une double partition physique et textuelle.
Le travail alterne entre des résidences en montagne avec un guide de haute montagne pour éprouver la pratique physique, et des temps de studio pour construire la matière chorégraphique.
UNE SURFACE DE PROJECTION – Enquête sur les effets non intentionnels d’une danse – Rémy Héritier
Avec ce projet Rémy Héritier explore la notion de « commun » pour envisager la danse comme une pratique partagée. Jusqu’où va la danse ? Et si le plus saisissant n’était pas ce que l’on voit mais ce à quoi elle nous relie ? La danse serait alors un leurre permettant de se projeter indifféremment et selon nos nécessités ici, ailleurs, au présent, dans le passé comme dans le futur. Déclinée lors de deux moments de résidence dans le hameau des Bazis (09), cette recherche repose sur des protocoles d’enquête artistique visant à révéler les effets non intentionnels d’une danse dans le temps long.
Une surface de projection se constitue au fil du temps comme une collection de récits et d’imaginaires.
CONFÉRENCE SUR L’IN SITU – Laurent Pichaud
Artiste de terrain foncièrement attaché à la forme in situ dans une acception anthropologique, politique et sociétale, Laurent Pichaud, artiste chercheur, nous racontera ce que ce terme recouvre. Nous ne serons pas assis·e·s, nous l’écouterons IN SITU, en marchant aux abord de la Soulane.
Ces sorties de résidences et cette conférence constitueront un parcours qui prendra fin à La Cantoche, autour d’un verre, avec l’idée d’échanger avec les artistes.
Photo de mise en avant ©Julien Monty
Événement réalisé en partenariat avec La Place de la Danse à Toulouse et avec le soutien de la DRAC-Occitanie dans le cadre de l’Atelier de Fabrique Artistique.

